Dans la presse : ‘Municipales : à Belfort, une union de la gauche se construit’

Ci-dessous des extraits d’un des premiers articles de presse à notre sujet, du journal en ligne Le Trois :

Europe Écologie – les Verts, la France insoumise et la Gauche républicaine et socialiste viennent de publier un appel annonçant la constitution du collectif Belfort en commun, dans la perspective des élections municipales 2020. La dynamique se construit autour d’une transition écologique et solidaire.

[…]

Cet appel est co-signé par 90 personnes, des trois partis politiques, mais pas seulement… Il y a des personnes encartées (44, soit 48,8 %). Et d’autres non. On repère dans la liste des élus locaux, des anciens élus, mais aussi des personnalités de la société civile (militants syndicaux, enseignant, médecin, personnalités du monde du spectacle…).

[…]

Le collectif veut changer de « méthode », « pour que la politique devienne l’affaire de toutes et tous, citoyennes et citoyens, avec la jeunesse, avec toutes les forces vives associatives et syndicales »

https://letrois.info/actualites/municipales-a-belfort-une-union-de-la-gauche-se-construit/

C’est probablement le début d’une belle et intéressante histoire, rejoignez-nous !

La création de 2020 en commun, autour d’une charte citoyenne et politique

2020 en commun est né le 3 juillet 2019, à la suite d’un appel lancé par EELV, afin de réunir toutes celles et ceux qui, face aux urgences écologiques, démocratiques et sociales, sont convaincu.e.s de la nécessité de construire une alternative forte, au niveau municipal, au maire actuel mais aussi à la politique gouvernementale. Les citoyen.ne.s et partis impliqués se sont mis d’accord sur une charte, afin de définir l’orientation de leur projet pour les futures élections municipales de Belfort, pour une alternative écologique et solidaire :


Préambule

Le pacte social, culturel, éducatif, démocratique qui a prévalu dans les politiques municipales pendant une quarantaine d’années est aujourd’hui mis à mal par une gestion autoritaire, brutale et dépourvue d’ambition pour Belfort.

Nous entendons aujourd’hui créer à Belfort les conditions de la construction d’une majorité écologiste, sociale et porteuse des valeurs de gauche, sur des bases profondément renouvelées.

Pour répondre aux enjeux climatiques, environnementaux et sociaux ainsi qu’à l’aspiration profonde des citoyen.ne.s à de nouvelles pratiques politiques, il convient en effet de faire du neuf, d’écrire une page nouvelle où l’action politique et les services publics redeviennent visibles pour répondre aux besoins de la population.

C’est avec cette ambition de reconstruire un projet municipal pour Belfort que nous signons conjointement une charte commune de travail, dont l’objectif est de :

• définir les grands principes partagés d’une nouvelle politique municipale fondée sur le progrès social, écologique, laïque, humaniste et démocratique

• choisir une méthode d’élaboration ouverte d’un programme municipal à vocation majoritaire répondant à ces grands principes, permettant à tous les citoyen.ne.s qui le souhaitent, dans les partis politiques mais aussi hors d’eux, d’y contribuer activement

• permettre le rassemblement de toutes les forces politiques, syndicales, associatives, citoyennes, qui partagent les principes et la méthode proposés.

Créer les conditions d’une alternative progressiste au maire actuel et son équipe nécessite le rassemblement le plus large possible autour des valeurs sociales, humanistes, solidaires et écologistes. La charte n’est pas l’accord final. Elle n’est pas le programme. Elle n’est pas la liste. Elle est l’affirmation de la volonté de mener un travail en commun sur les valeurs annoncées dans le préambule. Elle est la définition de la méthode, des règles et des principes du travail que nous allons engager.

Toute association de nouveau partenaire politique devra faire l’objet d’un accord de l’ensemble de signataires de la charte.

La charte

Les signataires de la charte s’engagent à réaliser l’ouverture la plus large à tous les Belfortaines et Belfortains qui souhaiteront s’associer à notre démarche .

1) Ils s’accordent en conséquence à mettre en place à la fois un collectif d’animation et une assemblée générale qui, sur l’ensemble des décisions programmatiques, aura seule la légitimité pour trancher en dernier ressort.

La participation à l’assemblée générale sera ouverte à tous ceux qui, participant à un des groupes de travail ou au travail militant, accepteront les orientations et principes définis dans la charte en la co-signant .

2) Pour démontrer leur volonté d’ouverture et souligner leur détermination à les associer réellement à l’animation de la dynamique recherchée, le collectif d’animation sera constitué pour moitié par des citoyens encarté et des citoyens « indépendants » des formations politiques. La liste de ces représentants sera arrêtée par consensus et sera susceptible d’évoluer.

3) Parallèlement au collectif d’animation et composé sur les mêmes principes, un comité électoral sera chargé de préparer la composition de la liste. Ses membres devront renoncer préalablement à être candidats sur la liste. Son rôle sera de présenter une liste complète à l’Assemblée générale la plus représentative possible des forces qui soutiennent le projet. La composition de ce comité électoral devra être validée par l’assemblée générale.

4) Le projet municipal est à développer en préalable à toute considération sur les candidatures. Des valeurs exposées dans le préambule découlent des orientations claires :

– Mettre en place une véritable transition écologique et climatique pour la ville de Belfort et son agglomération

– Mettre en place la transition sociale et solidaire

– Mettre en place la transition démocratique et citoyenne

Ces orientations aborderont clairement :

– l’engagement profond de notre ville dans la lutte contre le dérèglement climatique et contre le développement des pollutions urbaines.

Cela passera par le renforcement des mobilités douces (Bus, train, autopartage, vélo, marche), la mise en place de la résistance au changement climatique par une revégétalisation de la ville permettant également d’intégrer la préservation du vivant et de la bio diversité.

– le combat contre l’exclusion sociale, la pauvreté et la solitude, particulièrement avec la baisse des charges de la vie courantes, le développement des services publics locaux pour répondre aux besoins des populations, le développement d’activités industrielles et artisanales construisant la transition et génératrices d’emplois non délocalisables. Il faudra pour cela proposer de nouvelles politiques ambitieuses d’accès à l’éducation et à la culture. C’est le terreau sans lequel les transitions écologiques, sociales, démocratique et citoyennes ne pourront se développer au sein de la communauté. Nous devons nous doter d’une ambition culturelle permettant d’ouvrir les habitants sur le monde qui les entoure et de valoriser leurs pratiques culturelles.

– le développement d’outils et de pratiques ouvrant de nouveaux comportements et usages qui favorisent la vie quotidienne de toutes les générations ainsi que la citoyenneté et la démocratie.

Attachés à une discussion la plus ouverte possible, les signataires conviennent de commencer par mettre en place des groupes de travail et de débat sur ces trois principaux thèmes de l’action municipale et à appeler à y participer leurs militants, sympathisants et plus largement toutes les forces sociales, associatives, toutes les citoyennes et citoyens qui désireraient contribuer à l’élaboration du contenu. Un espace de débat numérique sera ainsi mis en place.

5) L’assemblée générale mensuelle, ouverte à tous les membres des groupes de travail, est le lieu de restitution et de validation du travail des groupes thématiques.

La dynamique engagée doit conduire fin novembre à un week-end de travail, du type université citoyenne, avec l’ensemble de ceux qui auraient participé aux différentes réunions pour élaborer une synthèse, base d’un futur programme municipal.

6) C’est seulement à ce moment-là et au vu de la dynamique rencontrée que pourrait être arrêtée de façon claire et transparente la liste des candidats qui porteront le programme municipal élaboré, sur proposition du comité électoral. L’ensemble des signataires de la charte déclare vouloir un renouvellement important des visages et des noms pour incarner le projet municipal issu du travail commun, et s’accorde pour en faire un axe essentiel de la liste.

Cette liste doit être ancrée dans la vie locale, ouverte au monde associatif, syndical et à diverses personnalités partageant les principes évoqués plus haut. Elle proposera une tête de liste qui devra être validée par l’assemblée générale et décidera de l’ensemble des responsabilités à assumer dans l’action municipale.

L’examen d’une candidature sur la liste est conditionné par la signature d’une charte morale qui comprendra en particulier l’engagement solennel de respecter le choix collectif et de soutenir la liste quel que soit ce choix.