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PROPOSITION DÉTAILLÉE

DU BIO ET DU LOCAL POUR LA RESTAURATION MUNICIPALE

Proposition

Viser 100 % de produits bio et d'origine locale dans les restaurations collectives municipales (scolaires, centres de loisirs, livraisons à domicile, personnel, crèches, …), tout en maintenant un tarif accessible à tous.

Pour quelles raisons

La restauration collective c’est 3.7 milliards de repas servis en France. Il s’agit là donc d’un véritable levier de progrès pour tendre vers une alimentation saine et durable et accessible à tous. L'objectif annoncé lors du Grenelle de l'environnement est l'engagement progressif d'atteindre 20 % de produits biologiques dans la restauration collective, en commençant par la restauration collective publique, et en évaluant cette politique d'ici deux à trois ans en vue d'une généralisation à toute la restauration collective.

La loi Egalim quant-à-elle comporte des mesures à mettre en œuvre courant 2022 pour la restauration collective :

- Proposer au moins 50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits biologiques,

- Proposer un plan pluriannuel de diversification des sources de protéines,

- Expérimenter un menu végétarien une fois par semaine,

- Interdire des ustensiles en plastique à usage unique.

Si ces tendances nous semblent aller dans le bon sens, nous restons sur une déception majeure tant dans les objectifs fixés que dans les délais de mise en œuvre. Une collectivité locale peut, quant à elle, accélérer le mouvement si la volonté politique est plus affirmée, comme c'est le cas pour la liste 2020 en commun.

Le maire actuel a fait le choix de faire appel à un prestataire extérieur pour gérer le service de restauration municipale. Les repas sont fabriqués par le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) situé au CHBM. Nous regrettons ce choix qui a pour conséquence de faire perdre à la collectivité la maitrise directe de cette activité. Cela concerne environ 1550 repas pour les enfants (dans 15 écoles ou groupes scolaires), et les produits bios ou Agrilocal y sont malheureusement très rares.

Notre projet s’inscrit dans un projet global qui englobe notre réflexion autour d’une économie circulaire renforçant l’attractivité du territoire, la transmission des terres agricoles et l’installation d'agriculteurs à proximité de Belfort. Le choix d’un circuit court a un impact positif direct (qualité des produits, facilité de livraison) mais aussi indirect sur le territoire (économie locale, environnement, santé).

Par ailleurs, des études comparatives démontrent que les repas bio coûtent à peine plus que des repas conventionnels s'ils sont complétés par du circuit court, des approvisionnements sans intermédiaires, la création de conserveries et d'une lutte active contre le gaspillage. 

Bénéficaires

Restauration scolaire, maisons de retraite, centres de loisirs, repas à domicile des personnes âgées, CFA…

Méthodes

 L’éventuelle réintégration en régie directe se heurte à la réalité de l’endettement et des capacités financières des collectivités locales. Cette solution peut néanmoins être étudiée. Il s'agira d'évaluer le montant des investissements pour la mise aux normes de l'ancienne cuisine centrale mais aussi la capacité de la collectivité à réinstaller un service et les moyens humains qui en découleraient. Par ailleurs, il s'agit aussi d'étudier les termes du contrat qui nous lient au GCS de l'hôpital. La remise en cause de ce contrat avec ce prestataire peut, de surcroit, fragiliser la gestion du service pour l'hôpital.
Une autre solution est de revoir les termes du contrat et d'exiger une livraison de repas conforme à nos engagements :
◦ Des aliments de culture biologique certifiée,
◦ Un approvisionnement de proximité,
◦ Des produits de saison, frais et peu transformés,
◦ Des emballages réduits,
◦ Extension progressive de repas végétariens et permettre cette option repas végétarien pour les parents et les utilisateurs qui le souhaitent,
◦ Le choix de variétés locales pour favoriser la biodiversité.
A noter que cette exigence se confrontera rapidement à l'absence actuelle de producteurs dans la proximité de la ville de Belfort. Cette mutation devra donc s'envisager parallèlement à l'accompagnement à l'installation d'agriculteurs bio pour répondre aux besoins (voir mesure Soutenir le développement de l'agriculture bio).
Enfin, il peut être fait appel à un autre prestataire plus vertueux. Sur Montbéliard par exemple, c’est l’Adapei du Doubs, avec la table d’Uzel basée à Etupes, qui répond à la commande de la collectivité. Ce n'est pas encore 100% bio ni 100% local mais la production s’en rapproche et elle est élaborée par des personnes en situation de handicap. D'autres structures qui s'appuient sur une mixité des personnels (insertion et handicap) sont sans doute à étudier. Elles répondraient à plusieurs de nos enjeux : approvisionnement des cantines municipales en bio et local, insertion sociale et professionnelle de publics en difficultés, inclusion de personnes en situation de handicap.
Parallèlement nous engagerons un travail sur le gaspillage alimentaire. Cet aspect de notre lutte pour tendre vers le zéro déchet doit nous permettre d’acheter au plus juste de nos besoins et d’assoir en conséquence une économie financière. L'expérience de villes qui se sont engagées dans cette voie montre, en effet, que si le coût de revient d'un repas peut être plus élevé lorsqu'élaboré avec des produits de qualité, ce sont dès lors les économies en quantité qui ont permis de maintenir un prix juste pour les familles tout en augmentant la part de l’alimentation bio, locale et équitable.
La question des emballages des repas, de l'utilisation d'ustensiles et de matériels jetables sera également revue dans son ensemble et fortement limitée.
Les relations à la filière bio locale (agriculteurs, transformateurs et vendeurs de produits bio) seront consolidées.
L'utilisation des restes alimentaires dans des composteurs sera également favorisée.
L'accent sera mis également sur la sensibilisation dès le plus jeune âge à une alimentation saine et équilibrée, à la découverte des aliments, et sur la formation des personnels d'encadrement.
L’expérience du petit déjeuner « bio » à l’école doit faire l’objet d’un bilan et étendue ou pérennisée si le bilan est positif.

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